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Neutron Games

Neutron

Plateforme de jeux entre amis : quiz, jeu incrémental, arcade, gestion coopérative et casino

Présentation du projet

Neutron est parti d’une idée toute simple : pouvoir lancer un quiz entre amis, dans une room privée, sans publicité et sans passer par une application lourde. Le projet s’appelait alors Quizzokopain, un nom de code qui dit assez bien l’esprit de départ. Un soir, une poignée de joueurs, un admin qui pose les questions, et des réponses qu’on corrige ensemble en rigolant.

En douze jours, entre le 22 septembre et le 3 octobre 2026, ce petit quiz est devenu une vraie plateforme de jeux. Tout s’est construit autour d’une mascotte, Jimmy l’alien, qui part à la conquête de l’univers et entraîne les joueurs avec lui. Le dépôt compte aujourd’hui près de 200 commits, tous déployés au fil de l’eau sur neutron-games.net, souvent plusieurs fois dans la même journée.

Cet article retrace ces évolutions dans l’ordre où elles sont arrivées, pour garder une trace de la façon dont le projet a grandi.

Le point de départ : un quiz en rooms privées

La première version, mise en ligne le 22 septembre, posait déjà les bases. Chaque joueur crée un compte avec un simple pseudo et un mot de passe, puis rejoint une room grâce à un code de cinq caractères ou à un lien d’invitation. L’admin de la room choisit un thème parmi une dizaine, ou laisse le hasard décider, et lance les questions.

Tout se passe en temps réel : la question se ferme d’elle-même quand tout le monde a répondu ou quand le chrono arrive à zéro, et un joueur qui recharge sa page retrouve la partie là où il l’avait laissée. Les réponses libres, les rébus en emojis et les films à deviner sont validés par l’admin, ce qui laisse une vraie place à la discussion entre joueurs.

Le quiz prend de l’épaisseur

Le premier jour n’a pas servi qu’à poser les fondations. Très vite, il est devenu évident que les joueurs voudraient proposer leurs propres questions. Chaque compte peut donc créer un quiz complet, avec un nom, un emoji, une description et ses questions. Pour éviter les dérives, ces quiz passent par un espace SuperAdmin qui les valide ou les refuse avec un motif. Ce même espace permet de gérer les comptes, de fermer une room ou de consulter n’importe quel quiz. Les favoris, la recherche, les statistiques personnelles et la photo de profil, recadrée directement dans le navigateur, ont suivi dans la foulée.

Le reste de la journée a surtout consisté à rendre les parties plus agréables. Chaque question a reçu un niveau de difficulté, et le lobby permet de ne tirer que des questions faciles, moyennes ou difficiles. L’admin, qui au départ ne faisait qu’arbitrer, peut désormais jouer lui aussi, et même lancer une partie en solo. Chaque question peut imposer son propre délai, et la règle de correction a été simplifiée : une bonne réponse vaut un point, une mauvaise ne vaut rien. Un nouveau type de question est arrivé, qui demande de remettre des éléments dans le bon ordre par glisser-déposer.

Côté contenu, l’import depuis OpenQuizzDB a permis de remplir rapidement le catalogue, en conservant la source de chaque question. Les images des questions sont envoyées par FTP sécurisé sur un hébergement o2switch, ce qui permet de créer des quiz entiers à base d’images en quelques clics. Enfin, l’ambiance a compté autant que la mécanique : une musique accompagne la partie, des confettis éclatent sur une bonne réponse et le fond de particules vire au vert pendant deux secondes. Même les drapeaux, invisibles sous Windows, ont eu droit à leur police dédiée.

Le lendemain, le projet a changé de visage. Quizzokopain est devenu Neutron, avec un logo alien, des emojis en 3D identiques sur tous les appareils, des soucoupes volantes et des anecdotes présentées comme celles de Jimmy. Trois jours plus tard, l’export et l’import des quiz en JSON et en CSV ont rendu possible la préparation de questions dans un tableur, ou même leur génération avec une IA à partir d’un prompt fourni dans la documentation.

Jimmy Blast, le premier vrai jeu

Le 27 septembre, Neutron a cessé d’être un simple quiz. Jimmy Blast est un jeu incrémental : la flotte de Jimmy fonce sur des blocs de formes aléatoires, chaque dégât rapporte des crédits, et chaque secteur vidé ouvre le suivant, avec des blocs un peu plus solides.

Les vaisseaux se répartissent en huit rangs, du petit Éclaireur jusqu’au Neutron, et cinq vaisseaux d’un rang fusionnent pour en donner un du rang supérieur. Chaque rang élevé a son pouvoir, de la frégate qui perce les blocs au Neutron dont le rayon frappe tout le secteur. Une planète à conquérir attend tous les dix secteurs, et la soucoupe de Jimmy traverse régulièrement l’écran pour offrir un bonus à qui l’attrape.

Jimmy Blast, couche après couche

Jimmy Blast est la partie du projet qui a le plus évolué, parfois d’heure en heure. Le principe d’un jeu incrémental, c’est de toujours offrir un nouvel objectif au moment où le précédent devient routinier. Le prestige a été la première de ces couches : contre une grosse somme de crédits, on repart de zéro avec un bonus de dégâts permanent. Est venu ensuite l’Atelier des vaisseaux, où l’on dépense les points gagnés au prestige pour installer des modules propres à chaque vaisseau.

La Forge a ajouté une dimension de collection. Chaque zone de dix secteurs produit son propre minerai, de la poussière d’étoile au plasma néon, et ces minerais servent à forger des améliorations sans limite de niveau. Pour les joueurs les plus avancés, un Alambic permet de convertir les minerais en surplus, et les Reliques de Jimmy offrent des bonus de fin de partie très coûteux. L’ascension, qui débloque un vaisseau tous les cent niveaux en multipliant ses dégâts par cinq, relie l’ensemble.

L’Arbre des étoiles est devenu le cœur de la progression à long terme. Ses bonus n’ont pas de limite de niveau, pour qu’il reste toujours une raison de dépenser ses étoiles. Le Portail temporel fait commencer chaque partie plus loin, l’Académie des pilotes rapporte davantage de points de prestige, et de nombreux autres bonus touchent aux dégâts, aux crédits ou à la vitesse.

Plus la partie avance, plus il y a de boutons à cliquer, d’où une série d’automatismes à débloquer : un chantier qui achète et fusionne les vaisseaux tout seul, une réserve qui protège un minimum de chaque type, un instructeur qui monte les niveaux, un ingénieur qui achète les améliorations, et enfin un prestige automatique. Le Voyage interspatial permet aussi de revenir sur un secteur déjà atteint pour y récolter un minerai précis.

Pour donner envie de revenir chaque jour, trois missions communes à tous les joueurs se renouvellent à minuit. Le Plan d’attaque propose des objectifs permanents, puis des chaînes d’objectifs sans fin. Tout au bout, le Big Bang remet l’univers entier à zéro en échange d’une matière noire qui ne se perd jamais. Depuis le 2 octobre, l’économie du jeu n’a plus de plafond : au-delà du secteur 1000, une deuxième ère apparaît avec des secteurs d’élite et des planètes blindées.

Une bonne partie du travail a aussi consisté à retirer ou à rééquilibrer. Les drones donnés à chaque vaisseau faisaient ramer le jeu, ils ont été supprimés et les joueurs remboursés. Les blocs scellés, blindés ou régénérants frustraient plus qu’ils n’amusaient, ils ont disparu. Le prix du prestige, le secteur demandé pour le déclencher et le rythme général ont été ajustés plusieurs fois pour que la progression reste agréable. La version mobile a été reprise, la sauvegarde fonctionne désormais sur plusieurs appareils sans perte, et la flotte continue même de jouer pendant l’absence du joueur.

Territoire, un hommage aux jeux d’arcade

Le même jour que l’arrivée de Jimmy Blast, un second jeu est apparu, inspiré de Qix et de JezzBall. La soucoupe de Jimmy survole une planète alien et trace des lignes dans le vide pour conquérir du terrain, en évitant les astéroïdes qui coûtent une vie s’ils touchent son tracé.

Le 28 septembre, le but du jeu a changé : il ne s’agit plus seulement de remplir la planète, mais de détruire les astéroïdes en les enfermant dans une zone assez petite pour leur taille. Les records des anciennes règles ont été remis à zéro, et chaque score est désormais vérifié par le serveur pour rester crédible.

L’Empire de Jimmy, jouer ensemble plutôt que les uns contre les autres

L’Empire de Jimmy est sans doute le jeu le plus ambitieux de la plateforme. Il reprend l’idée des jeux de gestion à la OGame, mais sans aucun combat entre joueurs. Tout le monde avance dans la même direction. Il a d’abord été construit en secret, visible du seul SuperAdmin, avant d’être ouvert à tous le 28 septembre.

Sa construction s’est faite en cinq étapes. La première donne à chaque joueur jusqu’à trois planètes tirées au hasard, chacune avec son nom, son apparence et ses taux de ressources. Une colonie peut manquer d’une ressource, ce qui rend les échanges indispensables. La production continue hors ligne, limitée par l’énergie et les entrepôts, et Butch Pakovski, un marchand peu scrupuleux, passe toutes les quatre heures avec une offre à prendre ou à laisser.

La deuxième étape a ouvert le commerce : une carte galactique, des cargos pour envoyer des ressources à d’autres joueurs et un marché où chaque échange prend le temps du voyage. La troisième a introduit le Portail de Jimmy, un chantier commun à tout le serveur, construit en cinq phases, dont chacune offre un bonus à tous les joueurs. La quatrième a lâché la Nuée, une vague hebdomadaire de créatures que les joueurs repoussent ensemble en envoyant leurs gardes galactiques. La cinquième, enfin, permet de partir en expédition dans l’espace inconnu, d’où l’on revient avec des ressources, des épaves, parfois des reliques, et de temps en temps rien du tout.

Les jours suivants ont servi à rendre l’Empire plus vivant et plus confortable. La planète s’affiche désormais dans une scène animée où satellites et vaisseaux apparaissent en orbite au fil de la progression. Une file d’attente permet d’enchaîner trois constructions, le démarrage a été accéléré avec une production triplée pendant les 48 premières heures, et les joueurs absents sont gérés proprement pour ne pas bloquer les autres. Des cadres de profil ont été préparés en parallèle : ils récompenseront les meilleurs contributeurs à la fin de chaque saison.

Le Casino spatial

Le 29 septembre, Butch Pakovski a ouvert son casino. On peut l’y affronter au Poker de Butch, un poker à une seule main où l’on mise puis échange ses cartes une fois, ou au Blackjack, avec sa carte cachée jusqu’au bout et la possibilité de doubler.

Dans les deux jeux, les cartes sont distribuées par le serveur et non par le navigateur, pour qu’aucun joueur ne puisse tricher. Chaque jeu a son propre classement.

Une plateforme qui se structure

Avec autant de jeux, il a fallu penser à ce qui les relie. Chaque jeu a ses propres notes de mise à jour, accessibles depuis un bouton Nouveautés, pour que les joueurs sachent ce qui a changé depuis leur dernière visite. Les notifications sont nommées par jeu et s’empilent sur toutes les pages, et l’Empire peut même prévenir le joueur par une notification du navigateur quand une construction se termine.

La triche est devenue un vrai sujet dès que les classements ont pris de l’importance. Les scores de Territoire, les objectifs et les sauvegardes de Jimmy Blast sont désormais contrôlés par le serveur, qui vérifie qu’une progression reste plausible au regard du temps écoulé. Un panneau d’administration permet aussi de consulter les parties de chaque joueur et de corriger une anomalie.

Enfin, une page de statistiques rassemble les classements de tous les jeux, et une page personnelle sert de vitrine à chaque joueur. Elle accueillera plus tard la collection d’un futur jeu de cartes. Les liens partagés sur Discord ou WhatsApp affichent maintenant une belle carte d’aperçu aux couleurs de Neutron.

Sous le capot

Techniquement, Neutron repose sur un seul service Node.js, avec Express et Socket.IO pour le temps réel. Les données sont stockées dans SQLite grâce au module intégré à Node, sans aucune dépendance native, ce qui simplifie beaucoup le déploiement sur Railway, où un volume conserve la base d’un déploiement à l’autre. Le front est écrit en JavaScript sans framework, et les règles de chaque jeu vivent dans des modules isolés couverts par des tests automatisés, ce qui permet de modifier l’équilibrage sans craindre de tout casser.

Résultat

En moins de deux semaines, un petit quiz entre amis est devenu une plateforme de six jeux réunis dans un même univers, avec ses comptes, ses classements, son anti-triche et des mises à jour presque quotidiennes. Le projet continue d’avancer, avec les premières saisons de l’Empire et ce futur jeu de cartes en ligne de mire.

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